L’expérience Wwoofing

Au Japon il est parfois compliqué, en tant que touriste, de vraiment s’imprégner de la culture locale et surtout rurale. Pour la suite de notre périple nous avons donc choisi de faire un peu de Wwoofing, pendant deux semaines. Le principe : du travail bénévole dans une ferme biologique en échange du gîte et du couvert, un vrai bon plan pour les voyageurs avec peu de budget et un bon moyen de partager la vie des Japonais en dehors des énormes villes que l’on visite habituellement.

Le Wwoofer (c’est-à-dire nous) doit travailler pendant quelques heures, 4 à 7 selon les fermes, pour le reste c’est temps libre avec un à deux jours de congés par semaine.

Au programme pour nous : récolte et préparation de confiture de myrtilles dans une petite île au sud d’Hiroshima, Osaki-kamijima. Nous sommes accueillis par la gentille famille Yokomoto qui nous hébergera pendant deux semaines et nous fera découvrir son mode de vie !

Wwoofing

Le travail à Osaki-kamijima n’est pas trop éprouvant, on commence à 8h du matin pour finir entre 14h et 16h selon les jours. Le travail consiste à ramasser les myrtilles, faire de la confiture (artisanale) ou étiqueter les pots, selon les jours. Rien de bien compliqué. Keiko, la mère de famille et big boss de la ferme, est toujours là pour nous expliquer tout ce qu’il faut faire, avec beaucoup de patience. Tout le monde est aux petits soins avec nous, de la dame qui passe le matin près des champs pour nous distribuer bonbons et boissons fraîches aux collègues de l’usine de production de confiture, qui partagent volontiers leurs biscuits et leur thé à la pause de 10 heures. Quand je dis production, n’imaginez pas l’usine ultra-robotisée, ici tout est encore fait de façon artisanale : la confiture est préparée à l’ancienne et c’est nous qui remplissons et étiquetons les pots avec nos petites mains ! Une fois le travail terminé, nous avons un peu de temps libre avant de dîner à la maison à 18 heures 30 précises, tous les soirs. Nous ne logeons pas dans la maison des Yokomoto mais chez le frère de Keiko, à quelques kilomètres de là, plus près de la « ville » : quelques restaurants, de quoi faire les courses et un inévitable pachinko… On est très loin de Tokyo ! Tous les matins nous devons nous rendre à vélo au travail, l’occasion de suer un bon coup dans les 3 kilomètres de côte qui nous séparent de la ferme, enfin uniquement pour Rémi qui, lui, n’a pas de vélo électrique !

Wwoofing

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Keiko cuisine tous les soirs des plats typiquement japonais et toujours différents – en deux semaines nous n’avons jamais mangé deux fois la même chose – autant vous dire que nous nous sommes régalés. Sashimi,  Tonkatsu, Soba, poulpe, salade de choux, tofu et j’en passe ! Masaki, le père de famille, ne manque jamais une occasion de parler des traditions japonaises aux Wwoofers et de leur faire déguster ses boissons préférées : saké, vin (et même un vin de myrtilles) et thé oolong importé de Taïwan. Yuuki, le fils, fait son apparition tous les soirs pour engloutir son dîner en deux minutes chrono (bière incluse) et déguster les fameux natto, ces haricots de soja fermentés à l’apparence baveuse et au goût…incertain ! Tout le monde parle un peu anglais, un peu japonais et quelques mots français ou chinois font parfois leur apparition, c’est un vrai plaisir de discuter avec tout le monde et l’ambiance est toujours conviviale autour de la table. Je ne sais pas si on a eu de la chance car c’était notre première expérience Wwoofing, mais nous sommes tombés sur une famille vraiment accueillante et chaleureuse, qui nous a vraiment fait découvrir le savoir-vivre japonais.

Wwoofing

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Le Wwoofing nous a aussi permis de faire des rencontres, en l’occurrence nos collègues wwoofers, un Slovaque et une Taiwanaise vraiment sympas. Même si nous ne parlions pas la même langue nous avons eu de bons fous rires en langage des signes !

Si un jour vous avez envie de vous immerger dans la culture d’un pays, le Wwoofing est vraiment un bon moyen de se sentir plus qu’un simple touriste. Pour notre part nous avons tellement adoré que nous renouvellerons l’expérience à Hokkaidō dans quelques semaines, cette fois pour préparer des saucisses ! Nous espérons tomber sur une famille aussi sympa !

Wwoofing

Pour faire du Wwoofing au Japon, il suffit de vous inscrire sur ce lien. L’inscription coûte 40€ et vous avez accès à toutes les fermes du Japon ! Il suffit de contacter les hôtes via le site et hop, c’est fait !

Bye Bye les foodies !

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